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Monday, May 28, 2007

Tragédie Baleinière!!!

Cela fait une semaine que tout les journaux de la Bay Area de San Francisco ne parlent que de cette tragédie. Des gardes-cotes aux scientifiques et experts, tout le monde ne parle que de cet effort de sauvetage de cette baleine et son petit!!



Deux baleines se sont égarées dimanche dans le fleuve Sacramento (Californie) jusqu'à 145km des côtes, avant de faire marche arrière et de reprendre leur route vers l'océan Pacifique, ont annoncé les gardes-côtes locaux.

Les deux cétacés, une femelle à bosse et son petit, ont repris leur nage vers l'océan à 15h30 locales et se trouvaient à environ huit kilomètres du port de Sacramento dimanche en fin d'après-midi, a indiqué le garde-côte Brian Leshak.

Si elles maintiennent leur vitesse et leur direction, les deux baleines devaient atteindre l'est de la baie de San Francisco peu après minuit heures locales, selon Brian Leshak. Elles semblent toutefois avoir été blessées par l'hélice d'un bateau.

"Rien n'a déclenché leur mouvement. Elles sont simplement reparties d'elles-mêmes", a-t-il déclaré.

Neuf bateaux des gardes-côtes suivaient les baleines pour s'assurer qu'elles se dirigeaient bien vers l'océan. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche pour pouvoir assister au retour des baleines vers l'océan.

Pour y parvenir, elles devront éviter plusieurs obstacles, et notamment les pylones de quatre ponts, dont le célèbre Golden Gate, sous lequel elles devront passer. AP


Au fait je suis tres solidaire avce cet effort, mais j'ai un problème en comparant toutes les autres tragédies qui se passent dans le monde et auxquelles les médias locaux ne prêtent aucune attention. C'est ca les USA!!

PS: Il suffit de faire une recherche sur Google News sur "wayward whales" pour comprendre.

Tuesday, May 22, 2007

NON à la Médiocrité !!

Mon ami Slaim, m’a envoyé un email, ou il m’a décrit comment il était surpris et étonné par la qualité d’organisation d’un séminaire ou il a été invite ici a San Jose. Il a bien sur fait la comparaison avec notre pays et Il a conclu qu’en tant que Tunisiens, on a un grand problème, car on n’a pas besoin de gros moyens pour être bien organisés.

Ses propos sont tellement vrais, et montrent que parfois le développement n’est pas toujours lié aux moyens. Pour être organisé, il suffit de le vouloir ou parfois de l’imposer, mais il faut surtout une volonté et des gens responsables, ou comme on dit ici « people who care ».



Si tous les parents assument leur responsabilité dans l’éducation de leurs enfants au lieu de montre du doigt les enfants des autres. Si tous les instituteurs sont conscients de la tache qui leur est incombée, qui est de préparer une future génération capable de relever les défis et leur inculquer le sens de l’organisation et la responsabilité. Si les professeurs et les universitaires prennent leur noble tache au sérieux et s’investissent à fond pour former des cadres sérieux, intègre et responsables et donnent l’exemple eux même. Si les employeurs, que ce soit public ou privé, à travers leurs cadres et managers font comprendre aux employes qu’il n’ya pas place a la chance et au hasard dans ce qu’ils font, que tout doit être prévu, planifié et tout doit être optimisé pour atteindre l’objectif primaire d’une entreprise ou fonction publique ainsi que le privé (ces objectifs sont évidement différents). Si un manager refuse la médiocrité et la punit, et encourage la productivité et la responsabilité et la récompense. Si tout ces « Si » se réalisent, on aurait déjà fait un grand pas vers le développement.

Je ne dis pas que tout les parents, instituteurs, professeurs, cadres supérieurs et dirigeants sont irresponsables. Mais on sait très bien que la majorité n’a pas cette mentalité. Une mentalité de responsable. Quelqu’un qui n’arrive pas à dormir s’il a fait un travail bâclé ou néglige ses enfants ou ses employés. On trouve toujours des excuses. Le père blâme la mère et vice versa. L’éducateur blâme les responsables et vice versa. Les employés blâment les employeurs et vice versa. Is it a hopeless case ?

Par ou faut-il commencer, pour arriver a se débarrasser définitivement de ce fatalisme qui nous cloue au même endroit, qui nous étouffe et tue toute ambition ? Comment se débarrasser de la mentalité du succès facile et illicite ? Tout est politisé, même la famille. Les parents au lieu de s’occuper de leurs enfants, ils essaient d’enterrer leurs sentiments de culpabilité en leur procurant des choses dont ils n’ont pas besoin pour se prouver et prouver aux autres qu’ils sont les meilleurs parents. Les éducateurs se justifient par le comportement des élèves et étudiants et les politiciens ne font que jeter la poudre aux yeux et font croire a tout le monde qu’on est les meilleurs et qu’on a un système qui marche et que tout le monde envie. Ceci ne nous mènera nulle part.

Tant qu’on ne regarde pas le miroir en face, tant qu’on n’accepte pas la réalité que tous au fond de nous connaissons très bien, on ne pourra jamais évoluer.

Commençons par s’autocritiquer, soyons sincères au moins avec nous-mêmes. Que chacun se pose la question. Est-ce qu’il est entrain d’assumer ses responsabilités ou essayer de les assumer ? Répondons à cette question franchement à nous même. Demandons-nous, qu’est ce qu’on peut faire sur le plan individuel pour être plus responsable, productif et organisé. Commençons au moins par ne plus accepter la médiocrité, dénonçons la, mais avant de le faire, soyons sur qu’on n’est pas aussi médiocre.

Je ne sais pas si c’est la solution, mais ca me semble être un début nécessaire. Refusons et dénonçons la médiocrité et le fatalisme, en commençant par nous même.

Thursday, March 8, 2007

Un exemple de société démocratique.

Un exemple de société démocratique.

En lisant les derniers articles de Zizou, Tarek, Mouwaten et beaucoup d’autres dont moi même, on se rend compte qu’on dit tous la même chose, a savoir pour qu’une société puisse se développer et assurer a tout ses membres une vie a la mesure de leurs efforts, il faut que ces membres eux-mêmes aspirent a une vie meilleure et ont la volonté de changer les choses et la je crois qu’on est tous d’accord.

Mais entre vouloir et pouvoir, il y a un large obstacle à franchir. Dans une société démocratique ou la législation et les règles du jeu sont definis par le peuple lui-même et ou l’exécutif est élu pour appliquer ces lois, il est beaucoup plus facile de changer les choses, puisque par définition, le peuple est à l’ origine de ces lois, et s’ils sentent qu’elles empêchent la société de s’épanouir, ils peuvent les changer. De la même façon, si un élu ne donne pas de bons résultats, il suffit d’attendre 2 ou 4 ans pour le changer. Donc si on veut changer, on peut. Dans certaines sociétés comme la notre, vouloir n’est pas assez et la volonté nécessaire pour arriver à un changement doit être beaucoup plus importante que dans un autre pays démocrate. Parfois, la seule solution qui existe est une révolution populaire, et la l’équation devient difficile, tout le monde n’a pas ce degré de volonté et donc la volonté meurt et le fatalisme s’installe et on subit.

Pour arriver au même résultat un citoyen américain par exemple doit fournir un effort plusieurs fois moins important, qu’un citoyen d’un pays non démocratique.

Aux USA, il ya 50 états divisés en 3140 « counties »(delegations) comptant 20.000 villes. Chaque ville élit son maire, son conseil municipal, son chef de police, de pompiers... Pour les juges et le procureur général, ainsi que le responsable de l’éducation, un découpage de district qui selon la population peut contenir plusieurs villes ou une partie d’une ville.
Au niveau fédéral, on élit le président, le sénat et le parlement qui eux ont un droit de vote sur tout les ministres et les chefs d’organisme publics tel que le FBI, CIA, FAA, NASA…etc. Au niveau de l’état, on élit le gouverneur et son second (deputy), le sénat et le parlement de l’état ainsi que le secrétaire d’état, le procureur général, le ministre de l’éducation et les juges des cours d’appels.

Au niveau du « county », on élit le sheriff, le juge ... J’ai mentionné les fonctions que je connais, mais je suis sur qu’il y a d’autres.

Maintenant ce système reflète plus ou moins le désir du peuple dans le choix des personnes qu’ils mettent a ce poste et qui ont une indépendance totale. Un juge municipal s’il ne plait pas, il ne sera pas réélu, de même que le chef de la police ou le procureur général. Le maire d’une ville, s’il veut emprunter de l’argent pour construire une librairie ou un monument dont le budget n’a pas été approuvé par le conseil municipal doit s’adresser aux habitants pour demander la permission de le faire a travers un vote. Un groupe de la population peut en collectant un nombre minimum de signatures, proposer une loi quelconque et la soumettre au vote.

Le responsable de l’éducation d’une ville a toute la liberté de choix de son programme, des horaires, des vacances de tout ce qui touche à l’éducation. L’état le juge à travers les résultats par un test étatique. Si les élèves atteignent un score minimum, ils ont droit à des subventions. La meme chose se passe avec l’état fédéral. Un mauvais résultat implique une non réélection pour ce responsable et le citoyen a toujours le contrôle sur le système. La même chose au niveau de l’investissent, la protection du consommateur..etc.

Tout ca pour dire, que le citoyen, s’il veut accomplir ces rêves, il le peut car les lois et le system en place sont faites par lui et pour lui. Il n’a qu’à fournir l’effort personnel pour y arriver et c’est ce qu’on appelle le rêve américain.

Ce système n’est pas parfait, mais il est l’un des meilleurs a éliminer les obstacles devant un citoyen qui veut faire quelque chose, que ce soit travailler, s’exprimer ou vivre comme il le veut. Il est moins bon pour l’extérieur, car par définition l’américain moyen s’occupe de ce qui l’intéresse et donne presqu’une carte blanche au gouvernement pour sa politique extérieure. Mais pour la majorité des américains, il leur donne le pouvoir de faire ce qu’ils veulent faire.

Pour ceux qui demandent a nous les Tunisiens, d’ignorer le système et d’essayer de changer les choses a notre niveau et de ne pas blâmer le gouvernement, c’est en leur honneur car ils sont patriotes, mais la tache est très difficile et le risque est important sauf si TOUS on commence a réaliser que la première chose a faire est d’exiger que le système reflète nos aspirations a plus de liberté, de choix et de justice.

C’est peut être évident, mais je voulais en parler.